Écrire un scénario de jeu de rôle ?

Commencez sans plus attendre la lecture du dossier !

Capture d'écran 2015-05-01 14.30.52.png

Ce dossier a vu le jour en été 2013, peu de temps après la sortie de Pirates à la Dérive, paru chez Scriptarium. Je n’avais alors rédigé que les 2 premières parties et les avais partagées sur le forum de mon autre éditeur, Chloé des Lys. Parcourant ces lignes, le reporter de la maison, intrigué, me propose alors de parler du jeu de rôle dans l’Actu. J’y parle des spécificités du scénariste de jeu de rôle. Au final, l’interview m’aura permis de creuser le sujet et de compléter le dossier. À la fin de l’entrevue, j’en résume en quelques mots l’essence :

« L’enjeu c’est que, la personne qui va animer, maîtriser la partie s’y retrouve dans la structure de l’auteur. Ce n’est pas tout d’être auteur, il faut savoir se projeter… Finalement, le véritable conteur, ce n’est plus l’auteur du scénario, c’est la personne qui va devoir l’animer. Donc, il faut bien rentrer dans cette position-là où l’on va déléguer la fonction de narrateur à quelqu’un d’autre ».

Le dossier est réparti sur 4 articles (et illustré) :

1. Définition du genre et processus narratifs
2. Le style et les différents discours (essai sur la métanarration)
3. Les personnages principaux, secondaires et les seconds couteaux
4. Les relations entre personnages et l’interprétation des rôles

J’appuie l’analyse essentiellement sur mon scénario Pirates à la Dérive, publié chez Scriptarium dans la gamme Défis Fantastiques. Il s’agit d’un livre d’une nonentaine de pages accompagnant l’Écran du Meneur de jeu (dont j’ai également réalisé la partie intérieure). Ce supplément est intégralement illustré par Jidus, y compris la fresque de l’écran. Seul le Zagor du volet droit interne de l’écran fait exception (il est issu du Sorcier de la Montagne de Feu, et fut réalisé par Russ Nicholson).

ecran éclairé basse def.jpg

Ces articles ont pour but d’engager une réflexion sur le rôle d’auteur et la position de narrateur dans les scénarios de jeu de rôle, dans la mesure où ces derniers sont rédigés pour un public spécifique : à la fois lecteur et conteur. Si le scénario est bel et bien le récit d’une histoire, il ne l’aborde pas moins sous la forme d’un guide censé éclairer le Meneur de jeu sur la façon de le mettre en scène. Un transfert est alors amorcé entre le scénariste et son futur lecteur (pour l’heure imaginaire), lequel sera amené à conter le scénario (il en sera narrateur) tandis que ses joueurs seront susceptibles d’en modifier la trame (ils seront co-narrateurs). Or, pour ce faire, le scénariste n’a d’autre choix que d’aborder préalablement lui-même son récit sous l’angle du narrateur. Un narrateur prévoyant qui adaptera son récit de sorte que le lecteur-conteur se l’approprie.

J’ai tenté d’analyser ce transfert de point de vue du narrateur, notamment au moyen des concepts (et néologismes) de co-narrateur, de narrateur prévoyant et de métanarration.

Les deux premiers articles ont été rédigés à l’époque de la sortie du scénario, en été 2013. Tandis que les deux suivants ont été rédigé cette année. Dans la foulée, l’ensemble a été revu, corrigé et augmenté. Une interview de l’illustrateur est à venir, qui complétera l’analyse et traitera plus particulièrement de la collaboration auteur-illustrateur, ainsi que de la position relative de l’illustrateur en tant qu’auteur. Et pour compléter l’analyse, je vous recommande ce chouette petit article sur le rythme d’écriture et l’inspiration, de Joëlle Deschamp.

Je suis actuellement attelé à la suite et fin du scénario : Ruines de Sang. Je rédigerai d’ici sa sortie quelques compte-rendus de playtests, en direct du Fumble Asylum de Liège. Ce sera l’occasion de traiter de l’importance du playtest en amont et en aval de la publication d’un scénario de jeu de rôle.

Bonne lecture 🙂

Commencez sans plus attendre la lecture du dossier !