Art de livre 2013

Samedi 19 octobre, ma première opportunité de participer à un salon du livre : avec plein d’auteurs et d’éditeurs dedans !! En quelques mots, je vous livre mes impressions.

J’étais donc là, à L’Art de livre, sous l’égide de Chloé des Lys, qui faillit perdre de sa superbe à cause d’un roll-up défaillant… heureusement rafistolé en dernière minute…

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Ayant l’habitude des salons du jeu, j’ai constaté au moins un plaisir commun avec ces derniers : celui de retrouver les confrères et consœurs, ici écrivains, dont j’apprécie la compagnie, et de pouvoir discuter avec eux, échanger des points de vue, plaisanter, etc. C’est toujours un plaisir de revoir Bob (le pervers) et Edmée (l’ange). Sans oublier la perspective de nouvelles rencontres, on y reviendra.

Deuxième plaisir commun : la dégustation de bières du terroir ! En l’occurrence la Bière des Houyeux, brune, fort agréable, désaltérante et douce, tout l’inverse d’une brune caramélisée comme je ne les aime point.

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Peut-être était-ce dû à l’atmosphère, mais je n’ai pas tellement osé établir le contact avec les autres exposants… J’avais cette étrange impression que ce n’était pas la marche à suivre… Étrange, je dis bien. D’ailleurs, quand ces autres auteurs passaient devant mon stand, je n’ai pas eu l’impression qu’ils cherchaient le contact non plus… Étrange dis-je ? À moins que ce ne fût normal… Cela n’était pas non plus dépourvu de communication, au lieu d’un mot un sourire, en emportant un flyer, un regard entendu…

Probablement que chacun est là pour vendre sa plume et non acheter celle du voisin ! Pour ma part, restrictions budgétaires obligent… pas question d’acheter à tout va. Une petite folie, toutefois : La Vesdre meurtrière de Lyndia Bastin, un polar verviétois qui, j’espère, sentira le souffre. J’avoue que la couverture m’a guidé. J’ai eu beau lire des extraits, je ne suis pas sûr que mon esprit fut présent à ce moment là… Comme si l’atmosphère devait me plonger ailleurs…

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Quant au public, il ne prenait pas toujours la peine de croiser ne fût-ce que le regard de l’auteur… L’objet-livre étant là, disponible, à sa merci… Parfois, un timide « je peux ? » mais pas plus. De l’intérêt pour l’objet, il y en a, sans doute aussi pour le sujet, mais pour l’auteur… pas tant que ça. De là à me dire que j’étais un fantôme, il n’y a qu’un pas ! Je ferai en sorte de me matérialiser la prochaine fois. Peut-être en buvant davantage de bière ?

Heureusement que… l’amitié transcendant toutes les conventions, votre faiseur de rêves, Jules Cybèle, et son acolyte faiseur de mots, Mestre Agnan de Peville, ont joint leurs forces – et surtout leurs talents – de sorte que leur espace (osons-le) commercial, n’était plus exclusivement réservé à leurs labeurs respectifs, mais évoquait la sueur aussi bien de l’un que de l’autre.

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D’ailleurs, j’ai pu constater que les mots animés attirent bien davantage de monde que les mots déjà couchés. Il faudra que je songe à comment les maintenir éveillés pour accaparer l’attention des espérés lecteurs. La calligraphie serait une piste ? Allez savoir…

En fin d’après-midi, une vente accompagnée d’une dédicace pour… une ancienne camarade de formation, qui n’avait pas prévu de me rencontrer là-bas ! Comme quoi, le hasard, pour le rôliste que je suis, demeure un admirable allié. « Tu es sûre de ton choix ? c’est assez thrash comme lecture », lui ai-je dit de but en blanc, comme si la peur de blesser moralement mon lecteur m’intimait de l’avertir… « Tu crois que je ne sais pas lire des choses thrash ? », m’a-t-elle alors envoyé en pleine poire, le sourire en coin… Voilà qui m’apprendra à prendre mon lecteur pour une petite chose fragile…

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Au final, un salon bien organisé où étaient réunis de nombreux auteurs belges ainsi que quelques éditeurs, belges également, que j’aurais pu mieux appréhender (ce sera pour la prochaine édition), mais dont j’attendais peut-être davantage de possibilités d’interaction avec le public… Un public, ma foi, fort absent… L’affluence n’était pas énorme, et c’est très dommage compte tenu de la qualité du salon. Une expérience discrète qui m’aura au moins servi d’introspection.

Fallait-il d’ailleurs que je fasse la rencontre d’un auteur psychanalyste… Jean-Luc Pirlet Nagant, tel est son nom, long… ayant publié récemment Chanteaux couleur bleu chez Chloé des Lys. Une série de nouvelles en mode puzzle que je m’empresserai de me procurer en même temps que mes premiers exemplaires de Deuil le jour / Œil la nuit… Vous ne l’avez pas oublier ? Mon nouveau recueil ! dont j’attends l’exemplaire-test avec impatience (promis, dès que je l’ai, je vous le montre) ^^

Je pense que je vous ai tout dit à propos de cette expérience égocentrée. Dès à présent, je vous donne rendez-vous au prochain épisode… Je vous tiens au courant dès que je le suis moi-même !

Voici le reportage de Bob, il vous donnera un aperçu bien plus large que mes petites pensées :

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