Le Soupirail

Le soupirail
08 novembre 2009

Les coeurs qui crient m’ont enchassé
Où que leurs sons s’en soient allés.
Qu’il serait temps de s’en passer !
Lèvres au vent, l’oubli halé.

Je soupire en vain, je soupire enfin.
Il fut un temps pour écrire « aïe ! »,
Un autre en corps, qui n’a de fin,
Pour épurer le soupirail.

Quand tendras-tu ta main de roi,
Si magnanime en vers de soie,
Pour écouler ces murs sans toi,
Ces fruits rongés autour de moi ?

Les coeurs qui crient m’ont tant lassé
Que je m’en sers où que tu ailles
Quand se tarit l’amour blessé
Dans les bas fonds du soupirail.

Une réflexion sur « Le Soupirail »

  1. Jules, je lis tes textes et je t’imagine..tu es grand, un long manteau noirte grandit encore et tu marches…longues enjambées sur les pavés humides de la ville…Tes poésies créent des images en moi et maintenant, tu les connais ! Carine-Laure Desguin

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